n'importe quoi qui soit un bout de notre monde.
27 janvier 2008
Ici, il y a du froid, du carrelage, de l'attente, des voix fortes, de la fumée, mon téléphone est muet, l'ensuite est brouillé. Quelques mots sur un écran qui me figent les poumons quelques secondes puis me relâchent dans ce grand étrange où je ne sais pas. Si je suis bien ou si j'ai trop peur.
[/Edit : mon téléphone revit, il reparle même et dit des choses tendres (envoyez-moi des sms).]
crying won't help you now.
17 janvier 2008
insomnies à plat.
2 janvier 2008
S’il en est un seul parmi vous qui soit capable de penser que j’ai passé tant de mois prostrée uniquement par paresse ; si vous croyez réellement que le chaos actuel de ma vie est dû uniquement à mon laxisme exaspéré ; si pour vous, à vingt ans, refaire sa licence parce qu’on a été dévoré par l’angoisse pendant plus de la moitié d’une année, parce qu’on a perdu les pédales quand on est arrivé à ce stade de la vie où l’on doit se rendre compte que l’on est à peu près rien et que tout ça est tellement tellement tellement absurde, parce que le monde s’est finalement révélé plus cruel et plus solide que soi, c’est avoir raté sa vie, alors allez-y. Trouvez-moi ratée. Trouvez-moi gâchée. Jetez-moi à la poubelle avant de regarder si je n’étais pas juste en train d’être réparée. Je n’ai presque pas envie d’en pleurer et j’économiserai de l’argent en billets de train.
Comment puis-je avoir raté une vie que je n’ai même pas commencée ? C’est toujours la jungle, dans ma tête. Une jungle immonde. Si c’est le chaos, c’est parce que c’est mieux que le rien et parce que je veux choisir ce que sera ma vie quand elle commencera. Parce que je veux réussir à pallier cette inutilité absurde. Parce que je ne veux pas d’une vie convenable, je veux une vie fantastique. Parce que je veux dépenser tout ce que j’ai dans les veines et tout le courage qui me manque, je veux tuer ma peur à la machette et me montrer que je vaux bien un peu du monde, parce que je refuse une existence qui se contente d’exister, je veux une existence à VIVRE et je veux m’en mettre plein la peau, plein les yeux, plein le ventre, plein la tête et plein le cœur.
